Doubles lumières à la MCJP !

Posté le 11 / 04 / 2010
par admin M

Du mercredi 14 avril au samedi 26 juin

L’une crée des installations sur le temps qui passe et la mémoire avec des matières éphémères telles que la naphtaline. L’autre dessine des « paysages » monochromes aux subtiles nuances de tons. Aiko Miyanaga et Naoko Sekine sont invitées par la MCJP dans le cadre de son deuxième programme d’artistes en résidence.
Dialogue entre deux créatrices qui proposent, plus que de nouvelles formes, des objets de méditation. Les sculptures immaculées suggèrent l’imperma­nence des choses, la lumière et l’espace naissent de l’accumulation de traits sur du papier… Loin du chaos du monde, une immersion dans la sérénité.

Les Artistes :

Aiko Miyanaga
Les œuvres de Aiko Miyanaga commencent leur lente transformation dès le premier jour d’exposition. Pourtant, exprimer l’éphémère n’est pas la finalité du travail de cette artiste. L’un de ses matériaux de prédilection est la naphtaline qui a pour particularité de s’évaporer au contact de l’air. Elle l’utilise pour reproduire par moulage des objets du quotidien chinés aux puces : vêtements, chaussures, clés… Ces répliques d’objets familiers, marqués par le temps, sont placées dans des vitrines. Jour après jour, elles perdent leur forme initiale mais continuent d’exister sous une nouvelle apparence, celle de cristaux. Cette transformation progressive nous permet de visualiser l’écoulement du temps. Elle nous incite à imaginer l’évolution de ces formes à la blan­cheur immaculée, à prendre conscience de la fugacité de l’instant présent et de la persistance de la mémoire. Aiko Miyanaga résume avec malice sa démarche : « Je ne veux pas créer des chefs-d’œuvre éternels mais des œuvres inoubliables. ».
La mémoire et sa transmission seront au cœur de l’installation qu’elle créera à la MCJP. Cette nouvelle œuvre se composera de répliques en naphtaline de vieux objets qu’elle s’est procurée dans un marché aux puces parisien. Un voyage temporel tout en délicatesse.

« SOU (phase) » (détail), 2008, Aiko Miyanaga
Née à Kyôto en 1974 dans une famille de céramistes renommés, Aiko Miyanaga a étudié la sculpture à la Kyoto University of Art and Design. C’est pour son projet de fin d’étude, en 1999, qu’elle utilise pour la première fois la naphtaline. Depuis, elle a conçu avec ce matériau plusieurs œuvres éphémères, jusqu’à présent jamais présentées en France. Tout aussi inattendue est sa série d’installations de céramiques : il faut tendre l’oreille pour percevoir les craquements produits de façon aléa­toire par la contraction de la glaçure des poteries expo­sées. Le sel est un autre de ces maté riaux surprenants qu’elle affectionne. Plusieurs œuvres se composent de longs fils ou de filets de pêche recouverts de scintillants cristaux de sel qu’elle a elle-même extrait de la mer ou de rivières.

Naoko Sekine
Une feuille, un crayon, une gomme. Naoko Sekine n’a besoin de rien d’autre pour créer des « paysages » dont l’extrême simplicité n’est qu’apparente. Ses dessins sont abstraits, mais ils ne sont pas pure abstraction. Minutieusement, toujours au même rythme, Sekine trace l’un après l’autre une multitude de petits traits qui finissent par recouvrir complètement la feuille. Elle utilise la gomme pour atténuer ici et là la densité des noirs. De cette accumulation de fins tracés surgissent peu à peu des ondulations, des flots tourbillonnants. Grâce aux ombres et lumières, rythmes et mouvements, ils nous évoquent une montagne, la mer, le ciel, une pièce… Arrêtés juste avant qu’ils ne signifient quelque chose, ces éléments à peine suggérés semblent représenter quel­que chose en cours de création.

« One Thing », 2001, Naoko Sekine
Au Japon, les traditionnelles peintures de paravents et de parois coulissantes forment une partie du mobilier ou de l’architecture. De même, les dessins de Sekine entre­tiennent une relation étroite avec l’espace où ils sont dis­posés. Ainsi, pour son installation à la MCJP, l’artiste déterminera le format de ses œuvres en fonction de la salle d’exposition. Le visiteur sera ainsi amené à faire l’expérience de ces images, à les éprouver avec son corps.

Naoko Sekine est née à Tôkyô en 1977. A la Musashino Art University, dont elle sort diplômée en 1999, elle étudie d’abord la peinture. Insatisfaite par ce moyen d’expression, elle s’essaie à la gravure sur cuivre mais cette technique complexe ne lui convient pas non plus. En 3e année, elle réalise ses premiers dessins au crayon. « Depuis que j’ai commencé à dessiner au crayon, je n’ai jamais eu l’intention de représenter quelque chose, j’ai tou­jours aimé tracer des traits. » Elle a présenté ses dessins monochromes dans de nombreuses expositions au Japon.

« The Form of a Road », 2001, Naoko Sekine

Nuit des musées
Le samedi 15 mai, à l’occasion de la Nuit des musées, l’exposition sera gratuite pour tous de 18h à 23h.

Autour de l’exposition
Atelier pour enfants animé par Naoko Sekine (à par tir de 10 ans) / Avril
Rencontre avec Aiko Miyanaga / Avril

Source : MCJP

La série Naruto Shippuden : Clash of Ninja Revolution revient une fois de plus sur Wii sous la forme d’un troisième épisode s’ouvrant enfin au online. Nous réserve-t-il également d’autres surprises valant le détour ?

Si vous possédez une Wii et que vous êtes fan de Naruto, il est fort probable que vous ayez déjà craqué pour l’un ou l’autre (voire les deux) des excellents Clash of Ninja Revolution parus respectivement en mars 2008 et en février 2009. Reprenant fidèlement l’univers du petit ninja blond, ces jeux de baston signés 8ing jouissaient d’un système de combat dynamique et de nombreuses options garantissant une expérience riche et variée. Dernier épisode en date, Naruto Shippuden : Clash of Ninja Revolution III – European Version nous permet aujourd’hui de vivre de nouvelles aventures aux côtés de nos héros favoris mais aussi d’affronter des adversaires du monde entier grâce à son tout nouveau mode online.

Réclamé à grands cris par les joueurs Wii, ce mode online inédit nous autorise en effet à nous connecter à Internet pour défier Suédois et Coréens du fin fond de notre campagne. Proposant divers types de matches paramétrables à volonté, on peut dire qu’il remplit honorablement son office. Le problème, malheureusement, c’est que la plupart des combats souffrent de temps de latence (lags) récurrents. Sachant que le gameplay est toujours aussi dynamique et qu’il nécessite en dépit de son apparente simplicité, une certaine précision, on ne peut que le regretter. Heureusement, de nombreux modes de jeu solos sont là pour nous consoler. Que l’on ait opté pour une Wiimote ou un pad, contrôler la quarantaine de combattants disponibles ne pose alors plus aucun souci. Jutsu, esquives, lancers, etc. sortent avec une facilité étonnante et s’enchaînent avec fluidité. Le gameplay est parfaitement équilibré et les techniques spéciales consommant du Chakra ne ruinent pas l’intérêt des parties en infligeant trop de dégâts. Seul point qui aurait sans doute mérité d’être amélioré : le ciblage des adversaires. Car si à un contre un, il nous arrivera parfois de frapper dans le vide, à un contre deux ou contre trois, cela devient hélas fréquent.

L’un des points forts de la série Clash of Ninja réside dans la diversité des personnages disponibles et des techniques qui leur sont associées. Certains combattants utilisent des marionnettes (Kankurô, Chiyo…) tandis que d’autres se battent à l’aide d’un large éventail (Temari) ou d’une jarre emplie de sable (Gaara). Certains sont puissants mais lents alors que d’autres sont rapides et agiles. Ainsi, on ne jouera pas du tout de la même façon un Jiraya, un Sasoru ou une Sakura par exemple. Avec une bonne quarantaine de figures charismatiques tirées du dessin animé, Naruto Shippuden : Clash of Ninja Revolution III – European Version assure donc aux fans comme aux amateurs de jeux de baston un choix des plus conséquents. Ils devront cependant faire preuve d’une grande patience pour débloquer tout ce beau monde dans le mode Histoire et surtout pouvoir se l’offrir dans la boutique du menu bonus. C’est que, voyez-vous, le moindre achat coûte horriblement cher alors que l’on gagne une misère après chaque combat.

Puisque l’on vient d’évoquer le mode Histoire, attardons-nous à présent sur l’aventure qu’il nous invite à vivre. Commençant par le retour de Naruto au Village Caché des Feuilles et enchaînant sur l’enlèvement de Gaara après quelques défis musclés, le scénario nous entraîne rapidement sur la piste de l’Akatsuki. Illustré par quelques cinématiques accompagnées de doublages en anglais, il ne s’attarde pas pour autant sur les détails et emprunte même de nombreux raccourcis. Si bien que si ce n’était la difficulté impressionnante de certains combats contre tel ou tel personnage-clé, on bouclerait le mode Histoire en moins de deux heures. Mais au fond, ce n’est pas grave car on passera l’essentiel de notre temps dans la section Versus permettant d’organiser toutes sortes de rencontres entre deux, trois ou quatre combattants. Notez à ce propos que les combats à deux contre deux nous offrent la possibilité de changer de combattant à tout moment, ce qui autorise les combos, les esquives et les jutsu les plus fous. Particulièrement réussis, ils retiendront probablement plus l’attention des joueurs que les sessions chacun pour soi qui, elles, s’avèrent une fois de plus assez confuses. Mais ne nous y trompons pas, malgré son manque de nouveautés, Naruto Shippuden : Clash of Ninja Revolution III – European Version reste un excellent titre. Si vous avez déjà craqué pour Clash of Ninja 2 l’an passé, vous êtes en droit d’hésiter. Dans le cas contraire, foncez l’acheter !

Source : Jeuxvideo.com

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