Archives Culture

Le Japon sur M6 !

Ecrit le 1 / 11 / 2010
par admin M

le Japon etait à l’honneur sur nos ecrans ce dimanche dans le cadre de l’émission « Enquête Exclusive ».

Salariés sous pression, défoulement sans limite : le double visage du Japon :
55 heures de travail par semaine, moins de 2 semaines de vacances par an, la force de travail de ses salariés a permis au Japon de devenir la deuxième puissance économique du monde. Revers de la médaille : le Japonais est aussi un hyper-stressé qui, pour tenir le coup, doit régulièrement décompresser. Alcool, prostituées, fêtes sans limites… après le travail, tout est permis.
Avec la crise économique, les Nippons vivent dans la hantise du licenciement. Un « déshonneur » qui, chaque année, conduit des centaines d’employés au suicide. Pour améliorer leurs performances, les entreprises leur imposent des stages extrêmes : soumission absolue et entraînement paramilitaire. Comment cadres et ouvriers supportent-ils l’épuisement et l’humiliation ? Quels sont les risques et les bénéfices de ce conditionnement ? Nous avons suivi plusieurs jeunes Japonais lors de cette formation hors du commun. Pour permettre aux salariés de supporter la pression, des centaines de clubs proposent aux hommes et aux femmes de se détendre après le travail. Conversation tarifée ou prostitution classique, les prestations sont mêmes parfois remboursables sur note de frais. Adrien Le Danois, un jeune Français, est devenu « hosto », une sorte de gigolo payé pour divertir ses clientes dans les bars de Tokyo. Ses soirées « décadence » sont les plus folles de la capitale.

Retrouvez l’émission sur www.m6replay.fr

Bilan sympa de la Japaniort

Ecrit le 2 / 05 / 2010
par didizuka

Alors qu’il semblerait que Lovin’ Japan, qui se déroulait le même jour à Paris avait du mal à décoller, en province, la Japaniort a fait bouger l’ouest de la France, le samedi 24 avril 2010 dans les rues de la ville de… Niort.!
Cela faisait longtemps qu’un événement de ce genre était attendu par le public de fans local (un fanzine crée en 2001, Crucify, et une boutique de fringues japonais, Kimiko, ne faisant pas tout).

Malgré une organisation des plus chaotiques, semblant faite à la dernière seconde (surtout pour l’inscription des stands fait au dernier moment pour certains), le temps magnifique, le public très réceptif, des bénévoles motivés, des commerçants qui ont joué le jeu et quelques cosplay ont animé le centre ville.

Diverses activités étaient proposée (thé, coiffure, origami, cours de japonais, avant première de Summer Wars) et on ne peut pas nier que de ce côté là, beaucoup d’efforts ont été fourni. On pouvait y trouver des stands de vêtements et de goodies (dont Kimiko), des fanzines (dont Crucify), le dessinateur de l’affiche, la marque Akiza, des démonstrations impressionnantes de Kendo, et… et j’en passe.
Le repas asiatique très copieux était fourni gracieusement pour les exposants, ainsi que des tables et chaises.

Les reproches que l’on pouvait formuler étaient à propos du cosplay; on pouvait s »attendre à un défilé, mais non, juste une séance photo ; de plus, il est dommage que la majorité des costumes étaient soit acheté, soit gothic lolita, c’est à dire, sans grande recherche ni originalité !

Le bilan a été plus que positif, beaucoup de personne demandant une seconde édition l’an prochain, avec plus de stands et un cosplay mieux organisé !

Je vous laisse avec ces quelques photos !

Doubles lumières à la MCJP !

Ecrit le 11 / 04 / 2010
par admin M

Du mercredi 14 avril au samedi 26 juin

L’une crée des installations sur le temps qui passe et la mémoire avec des matières éphémères telles que la naphtaline. L’autre dessine des « paysages » monochromes aux subtiles nuances de tons. Aiko Miyanaga et Naoko Sekine sont invitées par la MCJP dans le cadre de son deuxième programme d’artistes en résidence.
Dialogue entre deux créatrices qui proposent, plus que de nouvelles formes, des objets de méditation. Les sculptures immaculées suggèrent l’imperma­nence des choses, la lumière et l’espace naissent de l’accumulation de traits sur du papier… Loin du chaos du monde, une immersion dans la sérénité.

Les Artistes :

Aiko Miyanaga
Les œuvres de Aiko Miyanaga commencent leur lente transformation dès le premier jour d’exposition. Pourtant, exprimer l’éphémère n’est pas la finalité du travail de cette artiste. L’un de ses matériaux de prédilection est la naphtaline qui a pour particularité de s’évaporer au contact de l’air. Elle l’utilise pour reproduire par moulage des objets du quotidien chinés aux puces : vêtements, chaussures, clés… Ces répliques d’objets familiers, marqués par le temps, sont placées dans des vitrines. Jour après jour, elles perdent leur forme initiale mais continuent d’exister sous une nouvelle apparence, celle de cristaux. Cette transformation progressive nous permet de visualiser l’écoulement du temps. Elle nous incite à imaginer l’évolution de ces formes à la blan­cheur immaculée, à prendre conscience de la fugacité de l’instant présent et de la persistance de la mémoire. Aiko Miyanaga résume avec malice sa démarche : « Je ne veux pas créer des chefs-d’œuvre éternels mais des œuvres inoubliables. ».
La mémoire et sa transmission seront au cœur de l’installation qu’elle créera à la MCJP. Cette nouvelle œuvre se composera de répliques en naphtaline de vieux objets qu’elle s’est procurée dans un marché aux puces parisien. Un voyage temporel tout en délicatesse.

« SOU (phase) » (détail), 2008, Aiko Miyanaga
Née à Kyôto en 1974 dans une famille de céramistes renommés, Aiko Miyanaga a étudié la sculpture à la Kyoto University of Art and Design. C’est pour son projet de fin d’étude, en 1999, qu’elle utilise pour la première fois la naphtaline. Depuis, elle a conçu avec ce matériau plusieurs œuvres éphémères, jusqu’à présent jamais présentées en France. Tout aussi inattendue est sa série d’installations de céramiques : il faut tendre l’oreille pour percevoir les craquements produits de façon aléa­toire par la contraction de la glaçure des poteries expo­sées. Le sel est un autre de ces maté riaux surprenants qu’elle affectionne. Plusieurs œuvres se composent de longs fils ou de filets de pêche recouverts de scintillants cristaux de sel qu’elle a elle-même extrait de la mer ou de rivières.

Naoko Sekine
Une feuille, un crayon, une gomme. Naoko Sekine n’a besoin de rien d’autre pour créer des « paysages » dont l’extrême simplicité n’est qu’apparente. Ses dessins sont abstraits, mais ils ne sont pas pure abstraction. Minutieusement, toujours au même rythme, Sekine trace l’un après l’autre une multitude de petits traits qui finissent par recouvrir complètement la feuille. Elle utilise la gomme pour atténuer ici et là la densité des noirs. De cette accumulation de fins tracés surgissent peu à peu des ondulations, des flots tourbillonnants. Grâce aux ombres et lumières, rythmes et mouvements, ils nous évoquent une montagne, la mer, le ciel, une pièce… Arrêtés juste avant qu’ils ne signifient quelque chose, ces éléments à peine suggérés semblent représenter quel­que chose en cours de création.

« One Thing », 2001, Naoko Sekine
Au Japon, les traditionnelles peintures de paravents et de parois coulissantes forment une partie du mobilier ou de l’architecture. De même, les dessins de Sekine entre­tiennent une relation étroite avec l’espace où ils sont dis­posés. Ainsi, pour son installation à la MCJP, l’artiste déterminera le format de ses œuvres en fonction de la salle d’exposition. Le visiteur sera ainsi amené à faire l’expérience de ces images, à les éprouver avec son corps.

Naoko Sekine est née à Tôkyô en 1977. A la Musashino Art University, dont elle sort diplômée en 1999, elle étudie d’abord la peinture. Insatisfaite par ce moyen d’expression, elle s’essaie à la gravure sur cuivre mais cette technique complexe ne lui convient pas non plus. En 3e année, elle réalise ses premiers dessins au crayon. « Depuis que j’ai commencé à dessiner au crayon, je n’ai jamais eu l’intention de représenter quelque chose, j’ai tou­jours aimé tracer des traits. » Elle a présenté ses dessins monochromes dans de nombreuses expositions au Japon.

« The Form of a Road », 2001, Naoko Sekine

Nuit des musées
Le samedi 15 mai, à l’occasion de la Nuit des musées, l’exposition sera gratuite pour tous de 18h à 23h.

Autour de l’exposition
Atelier pour enfants animé par Naoko Sekine (à par tir de 10 ans) / Avril
Rencontre avec Aiko Miyanaga / Avril

Source : MCJP

Peut-être êtes vous passé à côté, mais au mois de mars, Courrier international a publié un hors série consacré à la pop culture japonaise (manga, cinéma, etc.) qui vous livre les dernières tendances de votre pays préféré. Remplis de belles photos, avec de très nombreux articles et des conseils de lectures dispatchés au fil des pages, vous ne serez pas déçu d’en apprendre plus et de faire le point. Pour rappel, le principe du magazine est de réunir et de traduire des articles publiés dans la presse écrite du monde entier.
Au sommaire de ce hors-série, on retrouve l’influence de Tokyo sur l’Asie, la révolution Nintendo, la littérature et Haruki Murakami, le cinéma nippon, le rock japonais, la mode et le cosplay, les robots, un portrait de Takeshi Kitano, le manga comme miroir de la société, l’animation japonaise (et les russes qui s’y mettent), Hayao Miyazaki, Kiyoshiro Imawano, le retour à l’écologie…

En bonus, le magazine inclut 24 pages du manga d’Ashita no Joe (Glénat), et un chapitre entier d’un titre totalement inédit en France : La banque des anges de Norifusa Mita.

Plus d’infos

Qui a dit que la nuit tous les chats sont gris ?
Sûrement pas l’éléphant qui au bord d’une mare se fait éconduire par un poisson plutôt craintif.
Du poisson têtu ou de l’éléphant malicieux, lequel aura le dernier mot ?

Dans ses planches de camaïeux rythmés, Julie Colombet, une jeune illustratrice prometteuse,
s’amuse à rappeler que les apparences sont souvent trompeuses et les couleurs bien plus encore.


Ojingogo de Matthew Forsythe !

Ecrit le 6 / 04 / 2010
par didizuka

Dailymotion

Quand un dessinateur canadien s’inspire de son voyage en Corée et du manhwa pour recréer
son propre univers, cela donne Ojingogo, livre d’images pour petits et grands plusieurs
fois primé, proche du Voyage de Gulliver et du Petit Prince.

Dans ce monde rural et quasi muet, peuplé de monstres gloutons et étonnants, les poissons
volent et les appareils photo marchent. Pourtant, au fil des illustrations, un écosystème
s’organise : carrés lilliputiens, lama-dahut malheureux, pieuvre apprivoisée…

Au centre, une petite fille très déterminée à ne pas servir de repas au premier venu, sert de guide
involontaire parmi toutes les petites aventures de cette faune attachante.

Marini Monteany !

Ecrit le 6 / 04 / 2010
par didizuka

Un lézard qui monte !

Ecrit le 6 / 04 / 2010
par didizuka

Vous cherchez des mangas différents de la production de masse ? Des choses intrigantes, de l’horreur, voir de l’érotisme ? Des mangas plus artistiques au niveau du graphisme ou de l’histoire ?
Alors faites un tour dans le catalogue du Lézard Noir et de sa collection pour enfants, le Petit Lézard.

L’éditeur Le lézard Noir/le Petit Lézard, s’est donné la vocation éditoriale d’introduire auprès du public français des auteurs majeurs de la culture underground, de l’art contemporain et des avant-gardes japonaises. On trouve dans son catalogue de la création originale, de la qualité au niveau des graphismes et de l’histoire, mais aussi de beaux livres pour la jeunesse, avec des ouvrages bilingues franco-japonais de jeunes illustrateurs pour enfants, ainsi que les bandes dessinées de Moomin.
Le nom de Lézard Noir provient du nom d’un roman d’Edogawa Ranpo (Tarō Hirai 1894-1965), écrivain japonais dont le pseudonyme est en fait la transposition phonétique en japonais d’Edgar Allan Poe. Pour le directeur de cette jeune maison d’édition poitevine, ce nom s’imposait de lui-même pour définir la ligne éditoriale entre romantisme noir, avant-garde et japonisme décadent.
Cette jeune structure éditoriale a récolté le Prix du Patrimoine à Angoulême en 2008 pour la publication de Moomin, l’œuvre majeure de Tove Jansson, et plusieurs nominations dont une pour le Vagabond de Tokyo cette année, un manga que je vous conseille vivement. Son catalogue ne comprends pas plus d’une vingtaine de titres, mais l’éditeur est reconnu pour la qualité de ses publications.

Les livres s’adressent à des gens qui veulent voyager différemment, découvrir une autre des nombreuses facettes du Japon. Le catalogue du Lézard noir sort des sentiers battus, et bouscule nos certitudes et notre conformisme. Il met en valeur la « sous culture », maelström vivant et mouvant qui aide à mieux appréhender mais aussi à comprendre le malaise de cette civilisation japonaise, et plus généralement de l’humain. Ce qui intéresse l’éditeur, ce n’est pas le manga « de base », mais plutôt ce que l’on pourrait qualifier de « roman graphique d’auteur » qui interpelle à la fois sur le fond et sur la forme.

Un de leurs auteurs phare est Suehiro Maruo. Au Japon, plusieurs éditeurs tirent ses livres, et sa dernière série est publiée chez un très gros généraliste : ses ouvrages se trouvent dans toutes les librairies et ses tableaux sont exposés dans des galeries japonaises de renom. Il jouit d’une aura mystérieuse qui en fait un personnage quasi légendaire. Chez Maruo, l’attrait pour la ligne est viscéral, la perversion raffinée chez lui vient de cette dichotomie entre une ligne si fine et si claire, et les thèmes exacerbés qui troublent encore plus ses détracteurs.

On y trouve aussi des OVNI, comme Makoto Aida, une star de l’art contemporain, très en vogue auprès des jeunes générations japonaises : ses monographies d’artistes se trouvent elles aussi dans toutes les librairies. Il n’est pas mangaka et s’étonne lui-même que des gens soient assez fous pour éditer son manga. Les Français ont pu juger de la qualité de ses travaux à la Fondation Cartier à l’occasion de l’exposition Coloriage initié par Murakami.

Pour plus d’informations, je vous conseille de faire un tour sur leurs catalogues en ligne :

www.lezardnoir.org
www.petitlezard.org
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Hayao Miyazaki sur arte !

Ecrit le 28 / 03 / 2010
par admin M

Du lundi 5 au jeudi 22 avril prochain, la chaine ARTE vous fait une retrospective autour du célèbre réalisateur Hayao Miyazaki et du studio Ghibli.

FILMS (à 20h35)
- 05 avril : Le voyage de Chihiro
- 08 avril : Mon voisin Totoro
- 12 avril : Le château ambulant
- 15 avril : Nausicaa
- 19 avril : Princesse Mononoke
- 22 avril : Le château dans le ciel

DOCUMENTAIRES (à 22h)
08 avril : Ghibli et le mystère Miyazaki
15 avril : Les secrets du manga

Studio Ghibli

Expo Art Brut Japonais

Ecrit le 28 / 03 / 2010
par admin M

A l’heure où l’Art Brut trouve la place qui lui est due sur la scène de l’Art Contemporain et où l’artiste majeur de la Collection de l’Art Brut de Lausanne, Aloïse, fait l’objet d’une importante rétrospective au Japon, un panorama de l’Art Brut Japonais sera présenté au musée de la Halle Saint Pierre du 24 mars au 2 janvier 2011.

Cette exposition réunira 63 créateurs contemporains et plus de 1000 œuvres : dessins, peintures et notamment un grand nombre de sculptures.
Ce sera, d’une part, l’occasion de comprendre le caractère universel de l’Art Brut dans le champ de l’Art Contemporain grâce à certaines œuvres archétypales et d’autre part, de mettre en lumière une expression singulière propre à la culture nipponne.

C’est la première fois qu’un projet d’une telle envergure sera présenté en dehors du Japon : regard croisé de commissaires français et japonais.

Source : Hall Saint Pierre