(la France est le plus gros consommateur de manga derrière le Japon)
L’info est peut être passée inaperçue, mais le mardi 2 Février 2010, dans le journal Ouest France, une annonce a été faite pour l’ouverture prochaine d’une nouvelle école de manga et d’animation dans notre pays ! Ce ne sera pas une extension de l’Eurasiam, l’école privée parisienne ultra chère… Cette fois-ci, c’est à Nantes que l’école ouvrirait ses portes.
L’idée n’est pas sortie de nulle part. Depuis 18 ans, les villes de Nantes et de Niigata entretiennent de très bonnes relations ; et elles se sont récemment jumelées ! C’est lors d’une visite au Japon que l’idée d’une telle école a germée. Dans la cité nippone, un tel établissement, prestigieux, existe déjà. En France, cette nouvelle école serait une antenne de l’établissement japonais. Il ne faut pas oublier que la France est le second plus gros consommateur de mangas au monde, après le Japon. Le ‘’manga français’’ existe déjà, bien que de nombreux éditeurs qui s’y soient essayés ont pour la plupart échoués : le marché reste neuf et prometteur.
Actuellement, les questions qui se posent à ce futur établissement concernent la mise en place des études : faut-il une école privée ou publique, etc… Afin d’affiner le projet, le directeur de l’école japonaise sera à Nantes à partir du premier mars.
Il peut sembler absurde d’ouvrir une telle école spécialisée, car le manga n’est qu’un genre de la bande dessinée, à coté des fumettis, comics ou autres francos. Il est vrai que beaucoup de monde en lit, mais à observer la BD dans son ensemble, les bases sont les mêmes : l’anatomie, les perspectives, les volumes, les couleurs et la culture des images… Par contre, les spécificités du manga se trouvent entre autre dans le format, la mise en page, la façon de penser le temps et l’espace narratif, et les thèmes abordés. La question qui se pose alors parallèlement à celle des statuts de l’école est si nous ne pourrions pas faire du manga en ne passant que par les écoles de dessin traditionnelles : si on est un bon lecteur et que l’on sait décrypter les codes usités…
De plus, à faire une école si spécialisée, les étudiants trouveront ils tous du travail à la sortie ? Pourront-ils se reconvertir si besoin est ?
Cela reste à voir.